Micron Document
Livres et Wikis | Archives | Info


Hospice des Enfants-Rouges
part 2/3 Β· 10.1 KB total
layout: Wide Β· Narrow Β· Centered
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Marguerite de Navarre, qui entretenait une correspondance importante, de 1521 Γ  1524, avec Guillaume BriΓ§onnet (1470-1533), Γ©vΓͺque de Meauxcite-ref-1[1], choisit le frΓ¨re de ce dernier, Jean BriΓ§onnet, second prΓ©sident de la chambre des comptes de Paris, pour mener Γ  bien une prise en charge mieux adaptΓ© Γ  ces pauvres enfantscite-ref-referencea-2-0[2]. Γ€ la demande de Marguerite, le roi octroya par lettre patente, la somme de trois mille six cents livres tournois Γ  ce projet, le 31 janvier 1534cite-ref-referencea-2-1[2].

Le 24 juillet 1535, le prΓ©sident Jean BriΓ§onnet, sur proposition de Simon Machaut et Denis Picot, auditeurs en la chambre des comptes, acheta une maison pour les enfants, disposant d'une cour et d'un jardin, pour la somme de mille deux cents livres tournois. Le reste de la somme fut utilisΓ© pour des rΓ©parations, meubles et nourriturecite-ref-referencea-2-2[2].

Contrairement Γ  ce que rapporte une lΓ©gende parfois imprimΓ©e, les orphelins de cet Γ©tablissement n'Γ©taient pas vΓͺtus de rouge – la teinture carmin Γ  base de cochenilles Γ©tant hors de prix – mais prirent le nom "d'enfants-rouges" parce qu'ils avaient en commun d'avoir tuΓ© leur mΓ¨re en couche. Ils Γ©taient donc sΓ©parΓ©s des "enfants bleus" recueillis dans l'autre hospice oΓΉ vivaient des enfants abandonnΓ©s et retrouvΓ©s souvent cyanosΓ©s par le froid.

AprΓ¨s sa fusion avec l'hΓ΄pital des Enfants-TrouvΓ©s en 1772, l'hΓ΄pital des Enfants-Rouges fut supprimΓ©. Les locaux furent alors achetΓ©s par les prΓͺtres de la doctrine chrΓ©tienne le 6 aoΓ»t 1777. AprΓ¨s fermeture de la communautΓ© en 1790, les bΓ’timents sont vendus en 1795 et 1796 avec obligation de percer une rue dans le prolongement de la rue des enfants rouges de la rue Portefoin Γ  la rue de la rue de la Corderie, actuelle rue de Bretagne. Cette rue ouverte en 1800 sous le nom de rue Molay fut intΓ©grΓ©e Γ  la rue des Archives en 1874.


──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────